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Généalogie des familles CLARET et SOLANET
Emile François CLARET

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Nom Emile François CLARET Naissance 24 nov 1854 Lyon, 69, FRANCE Genre Masculin Profession Colonel des Dragons Décès 13 jan 1942 Lyon, 69, FRANCE Âgé de 87 ans ID personne I2293 GC Dernière modif. 6 nov 2019
Père Joseph CLARET, n. 31 mars 1808, Morestel, 38, FRANCE d. 31 oct 1888, Morestel, 38, FRANCE
(Âgé de 80 ans)
Mère Marie GINDRE, n. 13 juin 1826, Lyon, 69, FRANCE d. 18 oct 1892, Morestel, 38, FRANCE
(Âgé de 66 ans)
Mariage 9 juil 1844 Lyon, 69, FRANCE - St Polycarpe
ID Famille F784 Feuille familiale | Tableau familial
Famille Jeanne Marie Marguerite O'BRIEN, n. 17 août 1863, Oran, ALGÉRIE d. 4 fév 1942, Lyon, 69, FRANCE
(Âgé de 78 ans)
Mariage 11 mai 1885 Lyon, 69, FRANCE - Eglise St. Croix
Enfants 1. Pierre CLARET, n. 20 nov 1886, Lyon, 69, FRANCE
d. 28 juin 1965, Paris, 75, FRANCE
(Âgé de 78 ans)
2. Edouard Emile Marie CLARET, n. 23 mars 1890, Chambery, 73, FRANCE
d. 3 mars 1972, Lyon, 69, FRANCE
(Âgé de 81 ans)
3. Marie CLARET, n. 30 déc 1893, Chambery, 73, FRANCE
d. 21 juil 1972, Izernore, 01, FRANCE
(Âgé de 78 ans)
4. Isabelle CLARET, n. 9 sept 1896, Lyon, 69, FRANCE
5. Léon CLARET, n. 12 juil 1903, Prissé, 71, FRANCE
d. 28 déc 1972, Lyon, 69, FRANCE
(Âgé de 69 ans)
ID Famille F785 Feuille familiale | Tableau familial Dernière modif. 16 août 2018
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Carte d'événements Naissance - 24 nov 1854 - Lyon, 69, FRANCE Mariage - 11 mai 1885 - Lyon, 69, FRANCE Décès - 13 jan 1942 - Lyon, 69, FRANCE = Lien Google Earth
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Notes Laissons Edouard nous parler de son père : "Mon père, le plus jeune d'une famille de six enfants est né à Lyon 4, cours Bourbon le 24 avril 1854. J'ai bien connu son frère mon oncle Louis et ses deux soeurs Madame DEBAUGE et Madame GUISE.
Mon père se souvenait parfaitement de sa grand'mère CLARET née REVOL, décédée quand il avait 10 ans et encore mieux de sa grand'mère GINDRE née VETTARD qui est morte alors qu'il avait 28 ans. C'était une femme très pieuse aux conseils de laquelle il devait, disait-il, beaucoup.
Il fit ses études au collège des Chartreux à LYON. Il commença, comme moi, par être un élève médiocre qui ne mordait guère au latin et au grec. Avec l'âge, il se mit à travailler. Il passa son bachot, puis prépara St. Cyr à la rue des Postes (Collège des Jésuites à PARIS).
Il fut reçu à St Cyr dans la même promotion que le futur Maréchal LYAUTEY. Sorti comme Sous-Lieutenant, il tint garnison à VIENNE, EPINAL, VALENCE, SAUMUR... Au moment de son mariage, il était Capitaine au 4ème Dragons à CHAMBERY. C'est là que je suis né.
Ma soeur Marie est également née à CHAMBERY. C'est peu d'années après sa naissance que mon père fut nommé Capitaine instructeur à SAUMUR. Un ou deux ans plus tard il fut nommé Chef d'Escadron au 2ème Dragons à LYON. Nous y sommes restés de nombreuses années, car l'avancement de mon père fut retardé par l'odieux système des fiches. J'avais un peu plus de 15 ans quand il fut nommé Lieutenant Colonel au 7ème Dragons à FONTAINEBLEAU, ce qui me valut d'entrer comme pensionnaire au Collège Stanislas à PARIS. Deux ou trois ans plus tard II était nommé Colonel du 9ème Dragons en garnison d'abord à LUNEVILLE puis à EPERNAY. C'est de là qu'il partit pour la guerre au début d'août 1914.
Affecté à la Sème Division du Corps de Cavalerie (Général SORDET) il prit part à la marche sur NAMUR et LIEGE. Après quelques jours, souffrant d'un antrax mal placé, il fut évacué sur REIMS, où je réussis à aller le voir pendant que mon dépôt était au camp de CHALONS.
Rétabli, il prit part à la bataille de la Marne, dans la région de MONTMIRAIL, puis au raid de cavalerie derrière les lignes allemandes. Ce fut ensuite la course à la mer jusqu'à DIXMUDE, où il prit part à la dure bataille dont cette ville fut l'enjeu. C'est alors que je rejoignis le front, dans la région de DIXMUDE, à l'artillerie de la 4ème Division de Cavalerie, laquelle faisait partie du même 2ème Corps. En revenant, au repos, dans la région de FREVENT, j'ai eu la joie de rencontrer mon père... jugé trop âgé pour demeurer au front (février 15).
Il fut renvoyé à l'intérieur, où il commanda un dépôt de cavalerie à DIJON jusqu'en 1917. C'est alors que définitivement mis à la retraite, il vint se fixer à PARIS, 6l, rue de Vaugirard. Il était officier de la Légion d'Honneur.
Mes parents restèrent vingt et un ans à PARIS. Au début mon père fut occupé au service du recouvrement des bénéfices de guerre, puis il ne s'occupa plus que de bonnes oeuvres. Il s'y donna tout entier. Je ne peux préciser de quelles oeuvres il s'occupait car, modeste et silencieux, il ne parlait jamais de ses occupations. Je sais simplement qu'il faisait partie d'une conférence de St. Vincent de Paul et qu'il s'occupait d'apprentis. Il était tertiaire de St. François.
Pendant vingt et un ans, mes parents ont achevé l'éducation de mes soeurs et de mon frère Léon, puis ils les ont établis. Ils faisaient, chaque année un long séjour à MONTCEAU et plusieurs séjours chez leurs enfants.
A l'automne de 1939, il vinrent se fixer à LYON, 4, place Carnot. Je me trouvais à MONTCEAU, au moment de la mobilisation. Mon père était magnifiquement conservé, très alerte, on ne lui aurait pas donné son âge. Je le revis, une journée à LYON en février 1940. Il était vieilli et se plaignait de ses douleurs. Il s'inquiétait aussi de ses enfants et de ses petits enfants. Je ne devais plus le revoir qu'après la défaite, en Août 41 ; c'était alors un vieillard, lui, si calme, était devenu nerveux et il rendait la vie pénible à ma mère. Je ne devais plus le revoir. Il est mort à Lyon le 13 janvier 1942. La difficulté de traverser les lignes de démarcation allemandes, ne m'a permis d'arriver que pour les funérailles. Son corps d'abord déposé dans le caveau GINDRE à Loyasse, a été transporté un peu plus tard à LA ROCHE-VINEUSE.
Quand j'étais jeune, j'étais mauvais élève (.passablement insupportable, aussi,
mon père était-il sévère avec moi. J'en avais peur et je n'osais lui parler. Mon entrée à Boisfranc fut pour moi un soulagement. Je commençais à y travailler. Mon père devint moins sévère et me donna sa confiance ; je commençais à oser lui parleer. Par la suite il fut toujours très bon pour moi, ma femme et mes enfants. Je regrette de ne pas avoir pu l'entourer davantage pendant sa vieillesse. Il avait épousé, à LYON le 22 mai 1885 ma mère Jeanne, Marie, Marguerite O'BRIEN (17 juin 1863 - 4 février 1942). Mes parents ont eu cinq enfants : Pierre 1886, Edouard 1890, Marie 1893, Isabelle 1896 et Léon 1903".